La où sont mes pieds, je suis à ma place.

29 octobre 2009

Ce qu'il en est



Le tube : Largate, Hermanos Yaipen
La rue à éviter : la calle Belgrano
Le mot : chevere
Le plat : pollo/papas/arroz
Le pisco : pisco sour (classique)
Le trait de caractère : insistant
Le trait de caractère : généreux
Le trait du visage : le nez
L'endroit : sur la route
La peur : leurs motos
L'animal : cafard des rues
A bannir : actually
Le manque : vous
Le prix : 5 soles
Le concert : Victor Manuel
L'imitation : l'ornithorynque
Le rejet : le paneton
Le dogme : le fromage
Le dessin : New York
La sensation : la cohérence dans le merdier
L'objet : le chapeau de saltimbanque
Le chant : du cobrador dans le combis
L'exploit : le Huaitapaiana
Le doute : le retour
Le quotidien : le bruit
L'horreur : le centre commercial
Le sauveur : le burro de San Pedro
Le regret : la dread

L'oubli : le vol

La pensée : quelles différences?

La Poste : à inventer

Le rythme : lent

La fierté : le Pérou



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16 septembre 2009

J'ai fêté mes 20 ans au Pérou, en famille.
Et je suis repartie avec des lamas pleins les bras.

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07 septembre 2009

Alfredo, tu nous en as mis pleins les yeux

Huancayo !

Bon, le car VIP, les sièges-lit cuir, le réveil à 6h du mat', on connaissait.
Le voyage de plus de 4h en mini-van à travers les routes les plus caillouteuses qui soient, aussi.
Le manque d'air par contre - car oui, Huancayo, c'est à plus de 3000 m d'altitude -, on l'avait pas vu venir...

Premier jour dans la jungle, traversée des cascades, baignade pour les plus valeureux, et pour ceux dont le slip blanc à poche kangourou ne demandait qu'à être exhibé (dédicace à Juan). Mais aussi, toujours plus de cumbia, une visite dans un village de "natifs" qui a tourné en attraction Walt Disney, et une dégustation de café-liqueurs pour clôturer la journée.

Et vint alors le deuxième jour...
Remarque : le récit qui suit peut choquer les âmes sensibles. Je vous aurais prévenus.

Qu'on était bien naïfs, sur nos petits sièges de van, secoués comme des pop-corns en éclosion, à mâcher notre coca et à
admirer notre panoplie Quechua... Nous étions à 4000m.
Premiers 10 mètres de montée, STOP.  Plus d'air, le cœur qui tambourine violemment dans la poitrine, et les poumons qui cherchent bruyamment le moindre cm3
à respirer.

On repart, doucement, très doucement, et puis, STOP. Et ainsi de suite pendant au moins 30 minutes. Et nous, pauvres guignols mâchouillant notre coca en attendant vainement les effets de son homologue alcaloïde, touchions peu à peu nos limites physiologiques.

D'un autre côté, les monts oranges-marronés, les lagunes turquoises, et le glacier crème chantilly, détournaient agréablement nos petits corps chétifs de la douleur que l'aventure leur faisait endurer.

Déjà 4h de marche, le temps de toucher fébrilement la neige pour certains, et de cracher ses tripes pour d'autres, et c'est reparti pour un autre 4h de soit-disant "descente". Je dirais plutôt 1/4 de descente, et tout le reste d'escalade, oui !

Tel un troupeau de bœufs éparpillés sur la longue, longue, longue montée vers le camp de base (haha, non c'était juste une auberge, mais ça sonne mieux), notre agonie semblait s'éterniser à mesure que nous longions les flancs des montagnes. Avançant à coup de 5cm par 5cm, maudissant par tous les dieux possibles le guide qui nous avait trainés jusqu'ici, et même parfois hallucinant la scène où un hélicoptère viendrait nous délivrer de ces satanés chemins rocailleux
.

Mais quel bonheur ne fut-il pas, lorsque la dernière enjambée nous conduisit enfin à notre point de départ, de nous trouver nez à nez avec une soupe de pieds et de cerveau de poule!
Mmmmhhhhhhhh...

Mines déconfites, corps gisants sur nos chaises beaucoup trop inconfortables au vu du parcours fessier que nous avions enduré, et fous rires nerveux, nous faisions en même temps plaisir, et peine à voir.

Et puis le retour tape-cul habituel, un saut dans un hammam, et une course à la boisson fraîche (et non, pas celle du cuisinier déjà ouverte), et hop...sous la couette.

Je ne vais rien vous cacher, une seule pensée m'a aidée à ne pas me jeter de la première falaise que j'ai vue : celle de pouvoir annoncer à Ben que j'avais, moi, anti-sportive et encore plus anti-randonneuse, dépourvue de tout matériel ultra anti-transpirant et ultra-énergisant Décathlon, réussit à faire un 5200m sans flancher.
Eh oui, cochonou, c'est la vie.





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01 septembre 2009

"Médicastres infâmes !"

Un soir de juillet, ou plutôt une nuit de juillet, ou même un matin très tôt de juillet, alors qu'un déchet faussement suédois s'époumonait sur du CoB, et qu'une maisonnée remplie de gros fayots que le quatter avait achevés s'éteignait peu à peu, quelques pages d'un carnet furent discrètement enrichies de préceptes hautement philosophiques, que je tiens à réveler aujourd'hui pour le bien de l'humanité toute entière.

Une BM : "Evite de baver sur tes voisins pendant le vol".
Un fayot : "Sache qu'à aucun moment, rien n'est plus exceptionnel que la vie que tu es en train de vivre (si si ça veut
                     dire quelque chose)".
Une fillette : "Rappelle-toi le temple de Tintin et le Temple du Soleil, 'quand lama pas content, lama faire ça'".
Une vermine : "Kiffe bien l'exil".
Un guilitem : "Que le fun soit avec toi".
Un loulou : Sköt our dig".
Un fat b : " 'Ton corps doit être ton allié contre la réussite' disait Sim. Il va falloir que tu envoies du fat
                 à peruvian city".
Une méga fillette : "Passe le bonjour à José".

Et j'ajouterai finalement..
Un pip : "Ramène nous un lama et un péruvien, du Sentier Lumineux de préférence, dont la BM se chargera".

Pour faire court et concis, soit corto y conciso, voilà ce qu'il en est :

Le seul lama que j'aie vu pour le moment, c'est un lama en peluche baptisé Fredo. J'essaye chaque jour de faire de ma vie une sphère de fun, rivalisant côté bouffe avec les 2 kebabs d'Alex et les 48 gauffres de Ben. Je me fournis bien évidemment chez Garnier. L'exil va bien, mais pas de traces encore des hommes du Sentier Lumineux.
De toute manière, cela reviendrait au même, puisqu'il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises lunettes.
Je clair Luc, ne pas?

ADIOS SYLVIE !



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25 août 2009

Photos

Très chers amis,

Vous êtes nombreux à me demander des photos.
Soit.
Je vous propose donc, au vu du piètre talent dont je fais preuve avec un objectif dans la main, d'aller vous approvisionner chez mes compagnons de péruvinage Flo et Sonia dont les blogs sont indiqués à droite de cette même page.

Et de baver devant, bien sûr.

Merci de votre aimable compréhension.



(J'aimerais tout de même vous en donner un léger avant-goût avant de vous quitter ...)

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18 août 2009

My new Ochrasy



Comment se voit-on réagir dans un monde nouveau.
Quels réflexes ne peut-on s'empêcher d'avoir.
Et cette propension à tout ramener à son propre vécu.



C'est par exemple chercher le yaourt brassé nature 0% Taillefine dans le rayon produits frais.

Ne pas se sentir chez soi.
Dans les rues, dans les bus, dans les boites, à la fac.
Manquer d'aisance et de confiance dans pratiquement toutes les situations.
Se sentir regardé.
Se savoir regardé.
Se penser touriste, envahisseur; le riche en balade chez les pauvres.

Garder en tête que nous avons tout à construire ici. Relations, repères, habitudes.
Sans écraser ce qu'il y avait avant. Mais en faisant attention de ne rien bâtir dessus.

Se rendre compte que la personne qu'on était il y a quelques mois ne suffit pas dans ce nouveau cadre de vie. Dévorer 3 paquets de chips en moins de 10 minutes ne m'aidera pas ici à faire que tout se mette à concorder.

Vouloir leur faire savoir que cette place-là dans le combi, c'est aussi la mienne.
Que mes clefs de maison font de moi une résidente de long-terme au Pérou.
Que je ne suis pas venue pour prendre une photo du Machu Pichu.
Que je ne me cantonne pas aux adresses du guide du routard.
Que je viens pour étudier à leur manière.

Qu'ils ont tout à m'apprendre.










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17 août 2009

Défauts momentanés de compréhension

Pourquoi faut-il, pour fermer les portes, tourner la clef dans le sens inverse de la fermeture du verrou?

Question qui ne fait que rappeler le fait que je perde systématiquement 1 minute à forcer la clef dans le sens pour moi très logique, mais contraire au mécanisme local.

Pourquoi fait-il si froid?

Oui, malgré mes 4 couches de vêtements sur le dos, je me plains continuellement de la température ici, en sachant pertinemment que la température n'y est pour rien dans l'histoire, tout étant une question d'humidité.

Pourquoi les sucreries occupent facilement 50% des épiceries/grands magasins ?

Parce-que l'influence américaine aura eu raison des modes de consommation péruviens, et surtout parce-qu'on se dit qu'un paquet de chifles (bananes frites), ça reste une infime proportion des 5 rayons aussi ostensiblement malsains. 

Pourquoi les péruviens ne fument toujours que les cigarettes des autres?

Ils ont chopé la technique et en ont fait une règle de vie. Pas con, l'Indien !

Pourquoi les chaussures ici ne descendent pas en-dessous du talon de 9 cm?

Parce-que sinon les femmes ne dépasseraient pas le mètre 40. Et les hommes, me direz-vous ! Eh bien les hommes sont petits, et ils le restent.

Pourquoi une personne est-elle chargée d'emballer nos quelques produits dans 44 sachets plastiques à la caisse des supermarchés?

Que voulez-vous, on ne peut pas lutter pour l'emploi et le développement durable en même temps!

Pourquoi ne fait-on qu'une bise pour se dire bonjour?

Pour satisfaire l'asiatique, l'anglo-saxon, et le bon franchouillard en même temps.

Pourquoi nous dit-on qu'il faille vérifier la tête/les papiers du chauffeur et le coffre de sa voiture, s'assoir derrière lui uniquement, ouvrir la fenêtre, et simuler une conversation téléphonique en espagnol à bord d'un taxi ?

Parce-que certains taxis sont des pirates tordus qui cachent peut-être une personne dans leur coffre pour soudainement vous attraper le cou et vous sous-tirer vos maudits soles, ou alors vous braquent en diagonale arrière, ou alors diffusent un gaz endormant pour vous dépouiller, et que montrer que l'on sait parler espagnol et que des amis nous attendent à un lieu précis est un signe de vigilance particulièrement efficace.

Sympa, non?

Pourquoi n'y a-t-il seulement que 3 minutes de musique hors-salsa/reggeaton/cumbia dans les boites de nuit?

Parce-que sur Bob Sinclar, les Péruviens font moins les malins !

Pourquoi faut-il laisser ses empreintes digitales lorsque l'on prend un car de voyage?

Question laissée à votre réflexion personnelle.

Pourquoi la cuiller ne reste pas à la verticale dans le chocolat chaud?

Parce-que l'Italie me manque.

Pardonnez-moi pour le vague des dernières questions, mais je viens d'apprendre que le réseau auquel mon pc essaye désespérément de se connecter s'appelle "José Internet 007", et vous le comprendrez bien, j'ai beaucoup de mal à garder ma concentration.

Voilà donc une liste non exhaustive d'étonnements (un peu romancés-dramatisés je l'avoue, mais j'aime bien le rôle de l'occidentale-en-visite-au-tiers-monde). 

Mais surtout croyez moi bien, ce genre de décalages scénographiques m'arrive chaque jour ici, et c'est chaque fois un léger instant de bonheur.


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15 août 2009

De verdad




"Lima is chaos. But they make it work."



(Maxime empruntée à mon colocataire allemand du moment)


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Du Bronx à Miami

"El Peru avanza".

C'est l'étendard politique que l'on trouve un peu partout dans Lima ; sur les murs de pierre longeant les trottoirs dont il manque encore la moitié des pavés, ou au sommet des édifices les plus hauts et les plus voyants de la ville.

J'ai enfin réussi à mettre des mots sur le sentiment que cette ville me fait connaitre depuis maintenant plus de 10 jours. Le Pérou est dans un entre-deux de développement. Il y a ce qu'on espère qu'il deviendra, et ce qu'il ne peut nier être.

C'est exactement le déphasage qu'il y a entre les quartiers chics et occidentaux de Miraflores et Barranco, et puis tous les autres. Comme un îlot de luxe et de modernité au milieu d'un terrain vague terne, et apaisant.

C'est pas pour rien que tous les étrangers s'y retrouvent.
Pour y habiter, ou pour y sortir.
Et donc parfois les deux.

Dans ces quartiers, le Blanc/l'expat' passe inaperçu. Qu'il soit en groupe, qu'il parle fort, qu'il s'habille à la dernière mode parisienne, il se fond à merveille dans un décor los angelesque qu'il connait trop bien.
Dans ces magasins, on rencontre la même mode qui nous a influencés jusqu'à présent.
Dans ces restaurants et dans ces bars, on y retrouve nos bonnes vieilles habitudes de happy hour/gintonic.
Dans ces rues en somme, on se sent presque revenir chez nous.

Là-bas, on est tout simplement plus au Pérou.

Trainer dans cet environnement ne me déplait pas. Évidemment, tout y est plus facile, plus accessible, plus commun. On pense retrouver ses marques, ses codes. On s'y sent plus en sécurité aussi.
Ben oui, c'est le monde des Blancs importés dans le sud-monde.

Ceci étant dit, on ne me fera décoller de mon Pueblo Libre pour rien au monde.
D'abord, parce-qu'il s'appelle Pueblo Libre, et que vivre dans le village où San Martin et Bolivar ont orchestré la libération du Pérou, ça a un peu plus de gueule que d'habiter  dans la bulle americano-aseptisée de Miraflores ('regarde les fleurs').

Ensuite, parce-qu'il est impossible de tomber sur un Starbuck, un Dunkin Donuts, ou un Mac Do dans le coin. Oui, c'est vrai, le choix des produits dans les épiceries devient inéluctablement plus difficile, on arrive à se tromper entre de la lessive et de l'anti-calcaire, et à acheter des bananes trouées ou du poisson pas frais. Mais c'est le jeu.

Et puis peut être pour une raison encore plus simple : quand on vient au Pérou on s'attend à trouver du Pérou.

Et peut importe si les rues ne sont pas pavées d'étoiles, s'il fait moins bon s'y promener seule, s'il faut marcher 40 min pour aller chercher des Chocapic, et si les rares bars qu'on rencontre sont franchement beaufs.

Mon chez moi : Casa Rio Grande, 276. PUEBLO LIBRE, Lima.

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12 août 2009

Trujillo !

Les moments forts sont arrivés.


  • Les visites archéologiques nous font traverser les époques Moche, Chimu et Inca.

  • Le concert de Victor Manuelle pour "l'inauguration de la rénovation de la statue de la Place des Armes" nous initie à la musique péruvienne (du sentiment et de la flûte de pan!).
"Me pides que te olvides,
pero no tengo valor..."

  • Loin la ville, nous voilà traversant les champs de cannes à sucre, pistant les sentiers marécageux, escaladant les immenses dunes de sables (pause : essayez d'acoller les deux images. Escalader. Sable. Voilà, ça vous fait du sur place).
  • Toute proche, la discothèque Mecano du centre. Il nous faudra attendre 3 verres hautement dégueulasses pour nous lancer à l'assaut des danses latines (salsa, merengue, bachata, raggaeton, cumbia etc.). L'électro? Ringarde!
  • Et répandre la leçon du Président/Trou du C** dans notre nouveau foyer tout en sirotant du jus de mais. UH !

CHEVERE !


 

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